Eiji Kikkawa + Shinku Noda

Projets

Essentialisation de l'espace

2010-08-25 by Shinku Noda





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L'application de la phénoménologie à l’architecture; réduire celle-ci au néant par l'utilisation de la notion de « couleurs d'espace ». Une architecture qui n’aurait plus de forme physique ? L'application de la musique à larchitecture pour réaliser les espaces séquentiels.  La relation entre le phénomène d’île, la musique et l’architecture.

Le site, l'Allée des Cygnes se situe sur la Seine à Paris, elle a d'abord été créée en tant que digue artificielle au 19° siècle. Elle est très longue, et à la fois très étroite. Ensuit, elle est entourée par des éléments artificiels comme les routes, escaliers, bâtiments et ponts… et aussi par d'autres, naturels, comme des arbres, le fleuve, le vent, la lumière et le ciel… que l'on trouve rarement dans cette ville. Ainsi ce site est particulier par rapport  aux autres à Paris. L’architecture est changée doucement par ces phénomènes en utilisant le terrain long et étroit. La « Promenade Architecturale » permet d'aborder le changement d’un moment en tant que séquence.

C’est donc un Projet expérimental sur une île de la Seine à Paris. Travail sur une forme de qualification « phénoménologique » de l'espace et la possibilité de transcription de modes de composition musicale.

L’architecture, l’environnement qui l'entoure et le phénomène provoqué par ces espaces sont individualisés en chaque partie, ils ne sont pas reconnus en tant qu'éléments individuels mais comme un seul phénomène composé par des arbres, la lumière, l'architecture. Peut-on l'appeler « l'essentialisation de l'espace »? L'essentialisation d'espace ne signifie pas l'effacement physique de l'existence d'architecture, elle est réalisée plutôt dans la relation individuelle et indépendante, à la fois la relation indivisible de tous les éléments dans un espace, la conséquence de l'accumulation de ces éléments, en conséquence, toutes les parties existantes et leurs frontières peuvent être obscures. Leur cognition les appréhende en un espace unique.

Une architecture où prédomineraient les sensations  Ce n’est pas la continuité entre intérieur et extérieur qui serait recherchée, mais plutôt leur unification. Dissoudre les frontières ? L’architecture qui coule comme la rivière, qui change comme la saison, qui transite comme la lumière, qui est légère comme le vent. L’espace passe continuellement à la scène suivante en conservant la « rémanence » de la sensation de l’espace précédent. La constitution de la relation subtile de la frontière entre l’intérieur et l’extérieur.

Séquence et rémanence spatiales  L’espace paraît et disparaît par l’écoulement du temps d’une place à une autre puis encore à une place suivante. L’architecture ne paraît pas comme l’espace total. Elle est toujours un espace partiel, elle est changée par le phénomène et l’expérience humaine. On ne peut reconnaître l’espace total qu'en liant l’espace partiel phénoménologique au lieu géométrique des séquences.

« Espace phénoménologique »  L’architecture ne doit pas maintenir son existence et sa forme physique. Elle doit être un appareil pour le phénomène.  L’architecture peut être un appareil spatial pour visualiser des phénomènes invisibles. Les moyens traditionnels de représentation ne permettant pas d’expérimenter « phénoménologiquement » ces qualités spatiales subtiles, changeantes, … se posera inévitablement la question d’une adaptation, d’une modification etc.. ou le recours à d’autres médiums. Le projet cherche à dissoudre l’architecture dans le phénomène tout  en tenant compte de  l’existence de celle-ci.

Utilisation de la « couleur d’espace »  Peut-on donc réaliser une architecture qui est représentée par une forme proche du néant ?  L’essentialisation d’espace réaliserait une expérience de la sensation de « couleur despace » dans une architecture. Comment peut-on saisir les phénomènes en tant que « couleur d’espace » ?
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